Sentier Les Méandres de l'Orne : Le site de Ménil-Glaise

Sentier Les Méandres de l'Orne : Le site de Ménil-Glaise

Espace Naturel Sensible
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Cet éperon rocheux marque la frontière entre le Bassin parisien, situé plus à l’est, et le Massif armoricain. A partir d’ici, les reliefs entaillés par les cours d’eau constituent les paysages caractéristiques de la « Suisse normande ».
Le château, datant du XIXe siècle, a été bâti sur les anciens vestiges d’un château fortifié, datant, lui, du XIIe siècle. Il est d’ailleurs encore possible d’en apercevoir les tours, surplombant la vallée de l’Orne. Un itinéraire de 1,5 km, équipé de bornes numérotées, vous permettra de découvrir les richesses naturelles et historiques du site.

Document associé

  • Meandres-Orne_Mesnil-Glaise_FR-2023

    Crédit : Sentier les Méandres de l'Orne site de Ménil Glaise - CD Orne

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Les 8 patrimoines à découvrir

  • Flore

    Drôle de plantes

    Là où la roche est nue ou presque et l’exposition plein sud, des plantes parviennent à survivre, grâce à d’étonnantes stratégies. Ce sont notamment des plantes grasses qui stockent des réserves d’eau dans leurs feuilles, comme l’Ombilic des rochers ou les orpins. D’autres sont capables de passer en état de vie ralentie, comme les lichens, ou de capter la rosée avec des feuilles velues, comme l’Epervière piloselle.
  • Petit patrimoine

    La chapelle Saint Roch

    Saint Roch (1295-1337), patron des paveurs et des carriers (par analogie roc), était considéré, par la croyance populaire, comme le plus efficace des saints pour guérir les maladies infectieuses des hommes et du bétail. Depuis, et jusque dans les années soixante, les dévotions à saint Roch attirèrent les foules chaque lundi de Pentecôte avec parfois plus d’un millier de pèlerins.

    La légende locale de saint Roch
    Près de Briouze, un mouton, grattant la terre, mit au jour une statue du saint. Transportée dans la chapelle du Plessis, elle attira aussitôt de nombreux pèlerins qu’elle guérit de leurs maux. Le sire de Briouze, mariant son fils, lui donna la terre de Mesnil-Glaise. Ce dernier s’empara de la statuette et l’installa dans une chapelle qu’il avait fait construire au flanc du rocher.
    Furieux, le sire de Briouze envoya une petite troupe pour récupérer l’objet, mais les eaux de l’Orne montèrent alors si haut qu’elles atteignirent le sommet de la falaise. Le sire de Briouze en conclut que saint Roch ne voulait pas qu’on le déloge de son nouveau sanctuaire…
  • Petit patrimoine

    Le manoir et la ferme fortifiée

    Le manoir, ainsi que l’église située derrière le château datent du XVe siècle et la ferme du XVIe siècle. La tourelle conique du manoir fut ajoutée au XVIIe siècle. Aujourd’hui, ces différents bâtiments appartiennent à des particuliers et ne sont pas accessibles au public.
  • Flore

    La forêt de pente

    Ce boisement, typique du nord-ouest de la France, dominé par le chêne et le hêtre, abrite d’autres espèces de sol acide comme le houx ou le fragon. En fond de vallée, grâce aux sols plus riches et frais, tilleuls, frênes, érables, noisetiers se développent. On y retrouve également des fougères amatrices de fraîcheur telles que la scolopendre, également appelée « langue de cerf », le polypode, le polystic ainsi que des graminées telles que la Mélique uniflore.
  • Faune

    La Loutre d’Europe

    Tuée pour sa fourrure, l’espèce, devenue rare, a été protégée en 1972. Ses effectifs remontent doucement et elle a fait sa réapparition sur le bassin de l’Orne depuis une quinzaine d’années.

    Le territoire d’un mâle couvre généralement 20 à 40 km de linéaire de rivière alors que les femelles occupent un territoire de 5 à 15 km. Le terrier de la loutre s’appelle une catiche et l’entrée est le plus souvent immergée.

    L’espèce consomme principalement des poissons mais elle peut aussi manger à l’occasion des insectes, des amphibiens ou de petits mammifères… En s’attaquant aux proies les plus abondantes, notamment les poissons malades ou faibles, elle favorise la bonne santé des peuplements piscicoles.

    Opération « Havre de paix »
    Tout propriétaire d’une parcelle en bord de cours d’eau peut, s’il le souhaite, s’engager pour la protection de la loutre en mettant en place des mesures adaptées de préservation des berges. L’opération « Havre de paix » vise à créer un réseau de sites adaptés à l’accueil de l’espèce. 
    Pour en savoir plus : CPIE des Collines normandes 02 33 96 69 93.
  • Géologie

    La prairie humide

    Les prairies humides lors des crues, permettent une bonne régulation hydraulique. Elles améliorent la qualité de l’eau en la filtrant. Elles maintiennent un écosystème d’une grande diversité (faune et flore) et forment un espace de transition entre le milieu terrestre et le milieu aquatique. On y retrouve une grande diversité végétale, variable en fonction du gradient d’humidité, avec des plantes telles que l’odorante Reine des prés, l’Angélique sauvage, la Consoude officinale ou l’ortie.
  • Géologie

    La ripisylve

    La ripisylve, également appelée "forêt de berges", diminue l’érosion des berges. Les racines des arbres, en absorbant nitrates et phosphates, participent à l’épuration de l’eau. Les arbres fournissent également des refuges, de l’ombrage et de la nourriture pour la faune aquatique. Parmi les essences-reines des berges, on trouve l’Aulne glutineux avec son impressionnant système racinaire immergé et ses guirlandes de strobiles (fruits ressemblant à des petites pommes de pins), le frêne reconnaissable à ses bourgeons noirs et pointus et le saule portant ses nombreux chatons dès le début du printemps.

    La gestion de la ripisylve
    Le SyMOA est un syndicat de rivières. Il est chargé de l’entretien raisonné de la végétation des berges : abattage d'arbres, dégagement d’embâcle... Les interventions sont sélectives pour ne
    pas perturber le fonctionnement du milieu et conserver le maximum de diversité.
  • Géologie

    Ancien barrage

    A Mesnil-Glaise, un barrage et un bief étaient aménagés pour alimenter en eau un moulin. Celui-ci, en pleine exploitation au XIXe siècle, n’est plus en usage aujourd’hui.

    Les barrages ont un impact important sur la qualité de l’eau puisqu’en ralentissant son écoulement, ils favorisent l’accumulation de matière organique (sédiments) et le réchauffement de l’eau. Cela engendre un développement bactériologique qui consomme l’oxygène et asphyxie la vie aquatique. De plus, les obstacles limitent les déplacements des espèces aquatiques, notamment ceux des poissons migrateurs (anguilles, salmonidés...).

    En 2013, le barrage a été arasé afin de restaurer la continuité écologique du cours d’eau et les berges ont été restaurées. La maîtrise d’ouvrage a été assurée par la fédération de l’Orne pour la pêche et la protection des milieux aquatiques, avec le financement de l’agence de l’eau Seine-Normandie.

Profil altimétrique


Lieux de renseignement

Conseil départemental de l'Orne

27 boulevard de Strasbourg, 61000 ALENCON

https://www.orne.frpat.ens@orne.fr

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