Sentier du Camp de Bierre
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Sentier du Camp de Bierre

Sentier du Camp de Bierre

Espace Naturel Sensible
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Le site de Bierre apparatient à la grande famille des éperons barrés connus dans toute l'Europe celtique : sur cette bute rocheuse a été construit un camp fortifié. 

Un site archéologique 
Le Camp de Bierre est l’un des sites archéologiques de l’âge du fer les plus importants et les mieux conservés de l’ouest de la France. Etabli au Néolithique Moyen sur éperon rocheux dominant la plaine de Trun, c’est une zone d’habitat fortifié, protégée par une enceinte de pierre et de terre sèche. 
Abandonné à la période gallo-romaine, le Camp de Bierre constitue un témoignage unique de l’histoire de l’installation de l’Homme en Normandie.

Une découverte guidée
Tout au long du parcours sur le sentier aménagé, des bornes numérotées vous indiqueront les différentes étapes présentées ci-dessous et les panneaux thématiques vous apporteront des informations supplémentaires ! 

Les 9 patrimoines à découvrir
Géologie

Au bas de l'éperon

Après avoir franchi le ruisseau par le pont de bois, un sentier très pentu vous conduit à la pointe de l’éperon. Celui-ci est constitué d’une roche dure, le grès armoricain, et domine la plaine calcaire environnante.
C’est le seul endroit à des lieues à la ronde où deux vallées se
rejoignent formant ainsi une colline. Les ancêtres, il y a plus de 5 000 ans, avaient compris l’intérêt stratégique de ce site pour se protéger.
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Archéologie

L'intérieur du camp

Tout autour vous observez des murs de pierres sèches (sans mortir entre elles). Ils délimitent le périmètre d'occupation du site. 
L'enceinte a la forme d'un rectangle dont les côtés apparaissent à travers la végétation. 

Depuis l'origine de l'occupation du lieu, au Néolithique (3 500 ans avant notre ère), nos ancêtres n'ont eu de cesse d'aplanir, agrandir et aménager la surface rocheuse du site pour la rendre habitable et cultivable. 

L'utilisation du silex 
Les hommes de cette époque ont utilise des outils en silex ; de nombreux fragments de cette roche ont été retrouvés dans le Camp. Le silex n'existe pas à l'état naturel sur le site : ainsi, le moindre éclat de cette roche a nécessairement été apporté par l'homme. 
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Histoire

Un lieu de vie

Il a fallu deux campagnes de fouilles aux archéologues pour retrouver la cabane où nos ancêtres sont nés. Juste au-dessus de la surface du rocher mis à nu, appuyée au rempart et exposée plein Sud, la maison était faite de bois et de torchis.

Un foyer  trouvé à proximité composé d'argile cuite contenait encore des cendres et des ossements de caprins. 

Une vie autour du camp 
Pour autant la vie quotidienne se déroulait aussi dans la campagne environnante, pas seulement à l'intérieur du Camp. Ils étaient depuis longtemps agriculteurs et éleveurs ; quelques fragments de meule retrouvés ont servi à écraser les céréales.
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Histoire

Le rempart

Regardez l’imposante muraille assise sur le rocher. D’une largeur de 8 mètres dans sa base et bien plus haute encore, elle ceinturait tout le Camp et avait fière allure !
L’objectif des habitants était certes de se protéger mais surtout d’impressionner un éventuel assaillant.

La construction du rempart 
Le rempart est constitué de parements externes et internes, en pierres sèches. L’intérieur était fait d’un blocage organisé de pierres et parfois d’un peu de terre.
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Flore

La nature reprend ses droits

Ce site chargé d'histoire abrite de nos jours plusieurs espèces de la faune et de la flore des pierriers et des landes qui ont trouvé là des milieus de vie favorables à leur développement. 

On y retrouve des salamandres et l'inoffensive coronelle lisse pour la faune ainsi que des ombilic (nombril de vénus) et du lichen pour la flore.
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Petit patrimoine

L'entrée du Camp

Le temps a fait son oeuvre : sous la masse de pierres effondrées, se cache la clef d’un programme de recherches à engager et bien des mystères à éclaircir...

Face à l’entrée, creusée dans la roche, se trouve une citerne : elle permettait l’approvisionnement en eau en recueillant les pluies qui s’infiltraient lentement en hiver. La profondeur de cette citerne est de 9,50 mètres.

Un fossile dans le parement
Il s’agit de la trace laissée par un des premiers animaux de notre planète : le trilobite. Pour en savoir plus, voyez le panneau installé sur place. Vous pouvez retrouver d’autres empreintes de cet invertébré marin sur le site du Vaudobin.
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Savoir-faire

Le barrage principal

Nous sommes au point le plus élevé. Indispensable pour fermer le plateau, ce côté de l’enceinte, appelé barrage, comportait un poutrage interne en bois. Il s’agissait par là de garantir la solidité du barrage et de lui conférerune hauteur importante : environ 12 mètres ! La technique du poutrage interne a ensuite été utilisée par les Gaulois notamment.
Le barrage, comme le reste du Camp, s’est effondré suite à un violent incendie, comme en attestent des traces laissées sur la roche : certaines pierres brûlées ont ainsi été retrouvées.
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Histoire

Vers la tour

Nous longeons maintenant des murs réparés à différentes époques, surtout à l’époque médiévale. Le Camp a en effet connu à cette période une reconstruction partielle : ainsi les parements d’un à deux mètres de haut que vous voyez au pied des immenses pierriers, ont été érigés au Moyen Âge. Mais le vestige le plus manifeste de cette période de reconstruction, est la tour de guet qui permettait la surveillance de la plaine. Le camp fortifié pouvait servir de refuge aux populations pendant les périodes
de troubles.
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Histoire

Un nouveau village

Après l’abandon du Camp, la vie reprendra dans la plaine où il est
plus aisé d’habiter et de travailler.

Le tour extérieur du Camp
Si vous le souhaitez, vous pouvez prolonger votre visite
par un autre sentier qui vous permet de découvrir le tour extérieur du site.
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Profil altimétrique


Recommandations

Chaussures de marche recommandées.
Liaison pédestre vers le Vaudobin (boucle de 7 km).


Lieux de renseignement

Conseil départemental de l'Orne

27 boulevard de Strasbourg, 61000 ALENCON

https://www.orne.fr

pat.ens@orne.fr

En savoir plus

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