Sentier de l'Etang du Perron

Sentier de l'Etang du Perron

Espace Naturel Sensible
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Un concentré de nature
Situé aux limites du Bassin parisien et du Massif armoricain dans un vallon humide, l’étang du Perron est bordé de prairies marécageuses et d’un talus boisé. Son intérêt écologique est lié à la végétation hygrophile et aquatique et aux nombreux insectes présents.
La promenade proposée vous emmène à la découverte des richesses et des particularités de ce petit site de la campagne ornaise, sur le territoire du Parc naturel régional Normandie-Maine.
Tout au long de votre parcours sur le sentier aménagé, des bornes numérotées vous indiqueront les étapes présentées dans ce dépliant.

Document associé

  • L'Etang du Perron

    Crédit : Conseil départemental de l'Orne

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Les 6 patrimoines à découvrir

  • Flore

    Un petit air de bocage

    Chêne, érable, orme, noisetier, aubépine, sureau, prunellier, saule, viorne... Ces arbres et arbustes sont encore jeunes mais vont constituer progressivement une belle haie bocagère sur le site.
    Créée au Moyen-Age, ce type de haie, conduite naturellement ou sous forme « plessée », servait d’enclos pour le bétail. Elle était également source de bois de chauffage, notamment grâce à la taille de ses arbres en « tétards ».
  • Faune

    D’un tétard à l’autre

    Cette mare créée il y a peu, est un lieu fréquenté par certaines espèces d’amphibiens en période de reproduction. Dès février, il est possible d’y observer des mâles et femelles de grenouille agile en parade nuptiale. Plus frileuse, la grenouille verte s’accouplera au milieu du printemps et sera davantage partagée entre cette mare et l’étang voisin ; tout comme sa cousine la rainette arboricole, réputée pour ses chants bruyants.

    Leurs tétards passeront 1 à 3 mois dans l’eau avant de se métamorphoser et gagner les zones humides alentour. Contrairement aux mâles de grenouilles et rainette, les tritons sont totalement muets. Mais il n’est pas impossible que vous surpreniez ces amphibiens à l’allure de lézard dans cette mare, d’autant qu’ils y prolongent leur séjour après l’accouplement printanier.
  • Faune

    À l’abri des zones humides

    La zone humide qui borde l’étang est occupée par de hautes touffes de végétation appelées touradons. Peu accessible, elle est idéale pour la tranquillité de certains oiseaux d’eau, se reproduisant sur le site ou y séjournant ponctuellement durant leur migration.

    Les touradons 
    Les touradons sont constitués de touffes de carex, qui se développent sur une souche. Celle-ci, constituée d’anciennes feuilles, s’élève progressivement au fil des années et peut atteindre plus d’un mètre. Attention aux petites mains imprudentes car le terme « carex » vient du grec « keiro », signifiant... « coupant »
  • Faune

    Chasseurs en eaux troubles

    Corps hydrodynamique, vue parfaite, large gueule, robe mimétique des eaux riches en végétation. Ces attributs font du brochet un prédateur parfait dans cet étang. Au coeur de l’hiver, il quitte momentanément ce milieu pour se reproduire au sein de la zone humide.
  • Flore

    Vie et mort du bois

    Au sein de ce petit bois pentu, on remarque des trous plus ou moins circulaires creusés dans des troncs d’arbres morts. Ce travail est l’oeuvre d’oiseaux au bec pointu et puissant, capable de façonner une "loge" dans du bois déperissant : les pics. Les deux espèces les plus communes dans nos campagnes fréquentent le site : le pic vert et le pic épeiche.

    Lors de chantiers d’entretien de milieux boisés, il est judicieux de laisser le bois coupé sur place si celui-ci ne peut être valorisé autrement. Le tas de bois est un refuge apprécié par les amphibiens et les petits mammifères. C’est aussi le garde-manger d’insectes dits « xylophages » ou encore de champignons.
  • Faune

    Refuge pour mammifères

    Qui ne connaît pas ce beau mammifère dont la tête porte un masque noir et blanc typique ? Souvent considéré comme nuisible, le blaireau a pourtant un régime alimentaire varié comprenant de nombreux animaux « indésirables » : petits rongeurs et jeunes lapins, taupes, guêpes, larves d’insectes ravageurs... Ce cousin de la loutre et la belette est un grand terrassier : il peut remuer des tonnes de terre pour creuser les galeries de son terrier appelé « blaireautière ».

    Si vous observez des empreintes, des « pots » à crottes ou des restes de nourriture près de l’une des entrées du terrier, il y a des chances que ce dernier soit actuellement occupé !

    Attention à ne pas le déranger pendant son repos diurne !
    Le chevreuil transite parfois par ce boisement localisé entre les forêts de Bourse (à l’est) et d’Écouves (à l’ouest). En atteste la présence régulière de ses empreintes.

    Le chevreuil transite parfois par ce boisement localisé entre les forêts de Bourse (à l’est) et d’Écouves (à l’ouest). En atteste la présence régulière de ses empreintes.

Profil altimétrique


Lieux de renseignement

Conseil départemental de l'Orne

27 boulevard de Strasbourg, 61000 ALENCON

https://www.orne.frpat.ens@orne.fr

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