Coteaux historiques de la bataille de Normandie : boucle du Télégraphe
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Coteaux historiques de la bataille de Normandie : boucle du Télégraphe

Coteaux historiques de la bataille de Normandie : boucle du Télégraphe

Espace Naturel Sensible
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Sur un itinéraire de 3 km aménagé et équipé de bornes numérotées, une promenade vous est proposée pour découvrir un coteau remarquable.

Les 8 patrimoines à découvrir

  • Histoire

    Le Télégraphe

    Au 19e siècle, Claude Chappe mettra en place un moyen d’information sur le principe d’une communication visuelle sur de grandes distances transmise par un système de bras articulés, sur une ligne de stations créées de 10 km en 10 km. À des fins militaires, située sur une ligne Brest-Paris une tour « télégraphe » avait été érigée à proximité d’ici.
  • Géologie

    Quel est donc cette roche ?

    On reconnaît facilement cette craie à sa teinte blanchâtre, qui devient verdâtre quand elle contient un minéral de couleur verte, la glauconie. La craie de Montormel s’est formée il y a une centaine de millions d’années. D’origine marine, elle renferme de nombreux fossiles, le plus souvent des coquillages bivalves.
  • Flore

    Sur le coteau, la pelouse

    Plus résistante à l’érosion, cette roche a donné naissance à un relief spécifique appelé cuesta. On a ici un front abrupt qu’on nomme « coteau ». Avec un sol très superficiel, relativement pauvre en éléments nutritifs, une roche aux propriétés absorbantes et l’exposition forte au rayon du soleil offrent des conditions extrêmes. La sécheresse, la pauvreté du sol, les excès de calcium du sol ont sélectionné un cortège de plantes adaptées, se différenciant des prairies par la faible hauteur de la végétation. On parle ainsi de « pelouse calcaire ». Certaines de ces plantes sont rares et protégées.

    ADAPTATIONS
    Pour s’adapter les plantes développent des stratégies diverses et des morphologies particulières. Pour limiter leurs pertes en eau, ces plantes peuvent avoir comme l’Hélianthème, des petites feuilles vernissées sur le dessus et garnies de poils au-dessous. Le Thym, autre plante aux feuilles étroites pourvues de poils, donne un accent méditerranéen.

    Les orchidées reines des lieux
    Les orchidées sont des espèces particulièrement adaptées aux conditions des lieux. Pour permettre de pallier les carences en certains éléments nutritifs, la présence d’un champignon microscopique leur permet de germer et de se développer. Sur ce site, 16 espèces peuvent être observées. Leurs fleurs ont toutes trois pétales dont un particulièrement développé ; le labelle. Ce labelle fait office de piste d’atterrissage pour les insectes pollinisateurs.
  • Faune

    Une faune remarquable

    Sur la pelouse une faune spécifique trouve dans ce type de milieux secs des conditions adaptées à leurs besoins. Ce sont certainement les insectes qui sont ici les mieux représentés. En effet, les plantes hôtes ou nourricières qu’on rencontre sur la pelouse constituent un élément indispensable pour bon nombre d’entre eux. On observe notamment des espèces méridionales, typiques des milieux chauds et secs.
  • Faune

    Des bovins normands pour préserver la pelouse

    L’activité pastorale menée pendant des siècles a permis le maintien de cette végétation rase. Sans intervention, ce milieu se boise progressivement entraînant une perte de biodiversité.
    Devenu un milieu extrêmement rare, doté d’une richesse patrimoniale, le Département a acquis ce coteau pour entreprendre des travaux de restauration. Pour conserver cette pelouse, sa gestion a été confiée à un éleveur laitier pour y faire paître des bœufs de race normande.

    La vache Normande
    Sa robe est blanche, mouchetée de marron ou de noir. Ayant toujours des tâches colorées qui entourent ses yeux, on dit qu’elle porte des « lunettes ». La vache normande donne un lait d’excellente qualité avec lequel on fabrique le camembert et les autres Appellations d’Origines Protégées laitières de Normandie. Offrant une viande de grande qualité, une démarche d’Appellation d’Origine Contrôlée « Bœuf normand à l’herbe » est envisagée pour valoriser la filière. Les différentes expériences menées sur les espaces naturels sensible du Département
    ont mis en évidence son adaptabilité à la préservation des milieux naturels.
  • Géologie

    L'eau sur les coteaux

    La présence d’une couche d’argile donne naissance à des sources, d’ailleurs ici, il y avait autrefois une habitation. Cette eau est indispensable pour l’alimentation du bétail. Aussi, l’existence d’une mare favorise la présence d’amphibiens qui trouvent ici un point d’eau pour leur reproduction. Il s’agit d’un élément supplémentaire augmentant la biodiversité du site.
  • Flore

    Un peuplier étonnant

    Dans la haie un arbre à une allure étonnante, trône. Il s’agit d’un Peuplier noir avec des déformations prononcées, des boursoufflures appelées loupes. La pratique régulière de l’émondage, technique qui consiste en une coupe tous les 5 à 7 ans pour du bois de chauffage, en ne laissant que des branches sommitales a pour conséquence de créer une prolifération tourbillonnaire de cellules, créant ainsi de grosses boules.
  • Flore

    Le bocage et les vergers

    La présence de marne, plus sujette à l’érosion, a favorisé un relief plus doux. Le sol plus profond et plus humide a avantagé la prairie. Ces prés cernés de haies cloisonnant ainsi le paysage étaient jusqu’à la seconde moitié du 20e siècle plantés de pommiers pour la production cidricole. Ici, il subsiste encore des vergers de pommiers. Ces arbres vieillissants sont très favorables à la biodiversité, les oiseaux abondants en sont la preuve. Tendez l’oreille, chaque son est une signature.

Profil altimétrique


Lieux de renseignement

Conseil départemental de l'Orne

27 boulevard de Strasbourg, 61000 ALENCON

https://www.orne.fr

pat.ens@orne.fr


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